Cannabis Social Club (suite)

Cannabis Social Club (suite)

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Nous vous en parlions dans un précédent article, les cannabis social clubs débarquent en France…
D’abord crées en Espagne, puis tout doucement arrivées dans notre pays, nous apprenons malheureusement que la plupart d’entre eux ont déjà été dissous.

En effet, six Cannabis Social Clubs s’étaient déclarés en préfecture, trois d’entre eux ont déjà été fermé et un quatrième doit l’être prochainement, explique un ex-membre d’un de ces clubs. Pour information, il en existerait plusieurs centaines en France. Tours, La Roche-sur-Yon, Guéret, Limoges, Royan et Nantes sont enregistrés et sont parus au Journal officiel, les autres ne se sont toujours pas déclarés en préfecture.
Mais plusieurs procureurs se sont saisis de l’affaire, la production, la vente et la consommation de cannabis étant illégales en France. La fédération a donc été dissoute le 20 juin, suivie par le CSC de Creuse le 25. Les CSC de Vendée et de Tours ont été dissous à la mi-juillet, tandis que celui de Guéret attend une décision similaire dans les jours prochains…

« Ces décisions sont la première marche pour aller au niveau européen », a estimé M. Sarrazin. « On va faire appel. On ira ensuite en cassation, puis devant la Cour européenne des droits de l’Homme », a-t-il expliqué.
Même si d’autres groupements « aimeraient encore se déclarer officiellement » en préfecture, « on freine des quatre fers car cela nous coûte très cher » en frais judiciaires, a-t-il admis.
Farid Ghehiouèche, un ex-membre de la fédération, a regretté « l’absence de courage des responsables politiques à faire évoluer la loi pour offrir un cadre expérimental à cette initiative des Cannabis Social Clubs », « alors que de nombreux dirigeants de pays se positionnent pour l’ouverture d’un débat, et qu’en Europe la France bat des records de consommation en dépit d’une loi très dure ».

Mais les CSC « renaîtront sous une autre forme », a-t-il promis.

En France, personne ne comprend ces décisions car en plus, suite à une étude scientifique menée parallèlement dans différents pays qui porte sur la dangerosité de la consommation de substances psychotropes au volant quelles soient légales (alcool et médicaments) ou illégales (cocaïne, héroïne, metaamphetamine, cannabis…) associées ou non, vient d’être publié sur le site internet Accident Analysys et Prevention et ses résultats sont à l’antithèse du discours tenu par les politiques de tout bord…
Cette étude met non seulement en lumière que le cannabis est de loin la substance la moins dangereuse de toutes les substances psychotropes étudiées avant de prendre le volant à l’inverse de l’alcool, bien que légal, qui est la substance la plus dangereuse.
Autre fait marquant, et pas des moindres, il est trente fois plus dangereux de prendre le volant en ayant plus 0.8 g d’alcool par litre de sang que de prendre le volant après avoir consommé du cannabis et ce quelle que soit la quantité consommée, et pour couronner le tout, dans certains cas, la consommation de cannabis aurait amélioré les performances de conduite des conducteurs…

Alors pourquoi ne pas faire comme l’Uruguay par exemple, qui viennent d’approuvé une loi autorisant l’Etat à contrôler la production et la vente de cannabis…

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