Cannabis Social Clubs en France

Cannabis Social Clubs en France

1257
2
PARTAGER

Dans notre pays, la loi prévoit des peines maximales d’un an d’emprisonnement et de 3.750 euros d’amende pour la simple posséssion de cannabis, les sanctions pénales opérées, sont les plus durs d’Europe…
Pour information, 72% de la quantité globale de résine de cannabis saisie par les différents services douaniers dans le monde provient du Maroc, cela représente environ 138 tonnes, soit 47 000 hectares de semences. Mais revenons à notre sujet…

Un Cannabis Social Club, est une coopérative de consommateurs réguliers de marijuana qui cultivent la plante pour satisfaire leurs propres besoins. Le but est de leur permettre de se fournir sans alimenter le trafic. Pour cela, les plantes poussent dans les jardins, les balcons et les placards des membres. A but non lucratif, ces associations prônent une autoproduction contrôlée. Elles visent également à couvrir les besoins thérapeutiques.
Comme dans les clubs espagnols, l’herbe est répartie gratuitement entre tous, à condition de s’acquitter d’une adhésion d’environ 25€ à l’année et de participer aux frais de production (éclairage, engrais, entretien des plants). Ces structures en général, s’aide du réseau existant de ceux qui font déjà pousser la plante chez eux.
Le but de ce genre d’association, est de cultiver du cannabis avec la bénédiction des autorités, concrètement, se déclarer en préfecture comme producteurs de cannabis dans le cadre de ces associations dont le modèle est venu d’abord d’Espagne…

En France ces derniers jours, de nombreux clubs on tentait de présenter leur dossier à la préfécture, mais la loi françaises ne l’entend pas de la même oreille, et la plupart de ces propositions sont pour le moment rejetées… On évôque que ces CSC, sont illicites, qu’ils prônent la dépénalisation de la substance…
A Tour par exemple, les statuts de l’association avaient été déposés le 4 mars à la Direction de la cohésion sociale. Le procureur demande la nullité de cette déclaration pour deux raisons: l’association veut d’après lui, créer un lien entre toutes les associations des Cannabis social clubs, fédérer en quelque sorte des associations qui n’existent pas encore, elle est donc dépourvue d’objet et même si elle avait été pourvue d’objet, l’objet de l’association est illégal, a expliqué Philippe Varin le procureur. En Vendée, Creuse ou encore en Loire-Atlantique, quatre ou cinq associations issues du mouvement ont eux déposé leurs statuts.

Nous en saurons plus sur l’avenir de la fédération des Cannabis Social Club en France dés le 20 Juin prochain, quant le tribunal aura rendu sa décision, mais ce compte rendu pourrait bien être fatale à tous ceux qui auront tenter de déposer leurs dossier…
Après ce jugement, Weedcity rédigera un autre article à ce sujet, en attendant, ces associations continue leur bout de chemin jusqu’à la procédure, affaire donc à suivre de près.

2 commentaires