Chez votre marchand de journaux

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Comme promit, voici notre premier article où nous allons citer une liste de sept produits pouvant provoquer de gros dégâts, aussi bien sur le plan moral que physique, d’autant plus qu’ils sont facilement trouvables dans notre pays voir tout simplement, disponible chez votre sex-shop…

Ce texte, a pour but de ne pas cacher le plaisir que chacun retire d’une prise de drogues, tout en dénonçant les ravages quelles causes, c’est ce qu’on appelle de la prévention.
Nous n’incitons personne à la consommation et respectons comme le veut, le fameux article L. 3421-4 du code de la santé publique qui punit toute incitation à l’usage d’un produit stupéfiant.
Informer pour mieux prévenir, tel sera notre slogan pour cet article, et pour les deux autres que nous vous concoctons sur le même sujet

Pour cette rubrique, parlons du poppers, mais également du protoxyde d’azote, ou même la kétamine. Toutes ces substances, déambulent dans notre pays comme si de rien n’était, certaines reste très facile à s’en procurer grâce à une simple ordonnance, ou une simple visite chez votre vétérinaire…

Subutex: Ce médicament a d’abord été produit comme analgésique dans les années 1980…
Règlementé, il a secondairement été utilisé pour le traitement substitutif de la dépendance aux opiacés. Chez le toxicomane à l’héroïne entre autres, il permet de supprimer les symptômes du manque qui surviennent lors de la privation de drogue, et qui sont en grande partie à l’origine de la dépendance. De couleur blanc à crème, ovale, plat, aux bords biseautés avec un logo en forme d’épée sur une face et la gravure « B2 » sur l’autre face, ce comprimé reste malheureusement un point sensible des produits de substitution, en effet, un grand nombre de toxicomane soi-disant malade, s’en font prescrire a tout bout de champs et l’utilise tout simplement quant ils n’arrivent plus à se procurer leur véritable drogues, en l’occurrence, l’héroïne

Protoxyde d’azote: Découvert vers la fin du XVIIIème siècle, le protoxyde d’azote attira l’attention grâce à ses propriétés analgésiques et anesthésiante…
Les effets donnent lieu à une ivresse immédiate et brève, la tête qui tourne, la vision qui se trouble et les tempes qui battent. De nos jours, le protoxyde d’azote, principalement utilisé en médecine, est associé à de l’oxygène, pour favoriser les accouchements difficiles. A forte dose et/ou très fréquemment, ce produit est probablement parmi les plus toxiques, notamment pour l’appareil respiratoire, les yeux et le cerveau. Débitées 1euro en teuf ce gaz contenus dans des récipients sous pression ne doivent pas être mis directement à la bouche sous peine de se geler les cordes vocales et les poumons. Il faut d’abord transférer le gaz dans un ballon de baudruche, puis respirer dans celui-ci. En magasin hélas, vous trouverez tout le matériel nécessaire pour s’en approvisionner, un siphon à chantilly, des bonbonnes de N20, et vous voilà entrain de respirer dans un malheureux ballon…

Poppers: Vous savez le poppers, c’est la drogue des… enfin ça sert à… Bref, il parait que c’est la
drogue des messieurs qui aiment les messieurs…
En France, il n’est pas considéré comme un stupéfiant, le poppers en théorie n’est donc pas interdit, en vente libre chez votre sex-shop, il se présente généralement sous la forme d’un liquide transparent jaunâtre très volatil et inflammable contenu dans une fiole brune ou ambre de 8 à 30 ml. L’effet immédiat est alors une brève bouffée vertigineuse et stimulante, ses propriétés vasodilatatrices provoquent rapidement une euphorie, une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la durée de l’érection, une amplification des sensations orgasmiques et un retard de l’éjaculation, il fait aussi apparaitre des plaques de rougeur sur la peau, provoque des vertiges, des maux de tête qui peuvent être violents, et augmente la pression interne de l’œil. L’usage récréatif par inhalation existe depuis les années 1970. Entre 1999 et 2009, les seuls centres antipoison français ont été contactés à 794 reprises pour des cas liés au poppers. Dans 133 cas, les conséquences ont été graves, avec des effets secondaires allant des troubles respiratoires ou cardiaques aux convulsions, avec 29 comas et 5 décès

Codéine: La codéine (ou méthylmorphine) est l’un des alcaloïdes contenus dans le pavot somnifère, cette molécule antitussive et analgésique, utilisée respectivement lors de toux sèche ou de douleurs, se présente souvent sous forme de sirop ou en gouttes…
La codéine peut produire un état général de somnolence, il est généralement déconseillé de prendre un médicament contenant de la codéine avant de conduire une voiture ou tout autre engin mécanique nécessitant une attention soutenue. Des dosages plus élevés peuvent laisser apparaitre un début d’état narcotique et des effets histaminiques importants et n’ont de raison qu’en cas de douleur sévère. Celle-ci étant présente dans divers médicaments antitussifs ou anti-douleurs en vente libre en France, certains opiomanes détournent ces produits de leur usage normal, le plus souvent pour pallier un manque de produit usuel. Il faut savoir que la dépendance à la codéine est moins forte que celle à l’héroïne ou à la cocaïne, des drogues qui apportent un plaisir plus intense, ce qui rend plus difficile de faire le ‘deuil’ des ces substances….

Morphine: A la fois un antalgique certifié ou drogues classiques, et occasionnellement, un produit de substitution, la morphine a été découverte en 1804…
Son emploi en tant que drogue au début du XXème siècle posa de nombreux problèmes dus à la dépendance qu’elle induit. Aussi est-elle listée comme stupéfiant au niveau international. À ce jour, la morphine est le médicament analgésique de référence pour de nombreux types de douleurs physique, mais ce n’est pas le plus puissant. Comme tout opiacé, la morphine provoque une dépendance physique et est susceptible de provoquer une dépendance psychologique dans certains contextes précis hors du contexte médical. Sa prescription engage la responsabilité des médecins puisque c’est un produit qui peut engendrer une toxicomanie ou faire l’objet d’un trafic illicite. La morphine est maintenue dans un no man’s land juridique qui lui interdit l’indication de soin de la dépendance, tout en tolérant les prescriptions exceptionnelles…

Ether: L’éther était toujours très populaire chez les ados niveau 5e/4e dans les années 70. C’était facilement disponible, bien plus rapide et moins cher qu’une cuite à l’alcool. Avec en plus ce doux cocon après l’euphorie qui est plus proche des opiacés que de la bière. Mais aussi une accoutumance digne de l’héro et de gros dégâts sur la concentration, une immense irritabilité et le besoin compulsif de sniffer. Il est difficile à trouver en France, tant mieux, car il accélère considérablement la cirrhose et autres maladies hépatiques. Il est neurotoxique. Il défonce les connexions neuronales et fait ainsi baisser le QI des usagers réguliers. De plus, il est très inflammable et peu donc provoquer des incendies et des explosions. Parfois, il faut savoir dire non aux drogues de merde

Kétamine: Découverte en 1962, la kétamine est un des anesthésiants les plus largement étudiés…
Elle fut largement utilisée lors de la guerre du Vietnam par des GI’s blessés qui en usèrent et en abusèrent et racontèrent comment ils voyaient leur corps inanimé depuis une conscience flottant quelque part au plafond. De nos jours, la kétamine qui circule dans les soirées peut provenir soit du détournement de produits pharmaceutiques destiné à l’homme ou aux animaux, soit de laboratoires clandestins. Son autre usage est vétérinaire. On s’en sert pour anesthésier les animaux avant une opération ou pour les neutraliser. Ce n’est pas une drogue de communication. Rien n’est plus solitaire qu’une défonce à la kéta. C’est à la base comme vous l’avez compris, un anesthésiant pour animaux


A l’époque actuelle, trop de consommateurs utilisent certaines de ces substances comme véritable drogues, doit-on vraiment mettre en cause l’état, ou est-ce qu’il serait temps, que chacun d’entre nous adoptent une attitude responsable dans ses choix de vie…?

Je vous laisse en juger par vous même…

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