Le coffee-shop en Hollande

Le coffee-shop en Hollande

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Au Pays-Bas, posséder, consommer et vendre jusqu’à 5 g de cannabis par personne dans les coffee shops est toléré depuis 1976, aujourd’hui, la nouvelle législation vise à transformer les 670 coffee shops du royaume en clubs de 2 000 membres maximum, de plus de 18 ans, exclusivement réservé aux Hollandais…

En effet, une nouvelle règlementation réserve l’accès de ces bars aux seuls résidents des Pays-Bas. Désormais, les résidents néerlandais devront présenter leur carte cannabis pour pouvoir entrer dans un coffee-shop. Cette décision couronne des années de tractation avec les pays voisins, soucieux de voir disparaitre à terme ces îlots de résistance très préjudiciables aux politiques de lutte contre les drogues douces conduites un peu partout dans l’Union européenne. Les dispositions, déjà en vigueur sur le papier depuis des années, sont censées être mieux contrôlées dans les établissements concernés: interdiction de vendre aux mineurs, de faire de la publicité pour son activité mais aussi d’écouler toute autre drogue. Les polices locales devraient en outre se montrer plus offensives contre les nuisances engendrées par ce type de commerce: bagarres, bruit, saleté.
Depuis mardi 1er mai donc, cette nouvelle règle de résidence, oblige le client à justifier son identité, et au 1er janvier 2014 il sera interdit d’ouvrir un établissement à moins de 350 mètres d’un collège ou d’un lycée.

Pour commencer, la restriction visera trois provinces (Zélande, Brabant-Nord et Limbourg), frontalières avec la Belgique et l’Allemagne. Mais, dés le 1er janvier 2013, le reste du pays sera concerné, y compris Amsterdam et ses 220 coffee shops.

Si les Pays-Bas sont eut entrain de chercher un équilibre a cette nouvelle législation, François Hollande notre nouveau président ne le vois apparemment pas du même œil et cite: « Je ne veux pas donner le moindre signal de renoncement à une dissuasion par rapport à cette consommation de cannabis »,  « Nous pouvons rester sur une logique pénale, y ajouter une logique de soin ». Par ailleurs, il précise aussi qu’il ne reprendrait pas la proposition du sénateur-maire PS de Dijon François Rebsamen, son conseiller pour la sécurité, visant à transformer en contravention le délit de consommation de cannabis.

Donc, si la question des drogues ne figure pas dans les 60 propositions de notre nouveau président François Hollande, les consommateurs aurons bien du mal à se projeter dans un avenir qui leur serait favorable…

un commentaire

  1. Bonjour,

    J’ai entendu aujourd’hui au poste qu’il envisageait de revenir sur son point de vue vie a vie de la consommation de cannabis a des fins médicinales 😉

    Bien a vous,