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Serge ATLAOUI : L’histoire

En novembre 2005 lorsque Serge artisan soudeur de 51 ans est arrêté dans un laboratoire clandestin de fabrication d’ecstasy dans la banlieue de Jakarta, lors d’un raid des forces spéciales. Huit autres hommes sont interpellés en même temps que lui. La police les soupçonne d’être les maillons d’un trafic de drogue d’envergure. Lors du démantèlement de l’usine, les forces de l’ordre mettent la main sur 290 kilos de kétamine et 316 bidons de substances chimiques.

Serge Atlaoui clame son innocence et affirme n’avoir fait qu’installer des machines industrielles sans savoir à quoi elles servaient réellement.  Marié et père de quatre enfants, il raconte être arrivé en Indonésie deux mois auparavant sur les conseils d’un ami néerlandais. Son travail, non déclaré explique-t-il, devait consister à installer des mixeurs, des pompes et des machines à distiller dans une usine d’acrylique.

Rémunérée 2.000 euros par semaine, cette activité devait lui permettre de « rembourser ses dettes », racontera-t-il plus tard à « Paris Match ». Les juges ne croient pas à sa version. Dans un pays qui compte quatre millions de toxicomanes, la législation en matière de drogues est l’une des plus sévères au monde. Serge Atlaoui le sait, il risque le couloir de la mort.

# Condamné à mort pour l’exemple

Deux ans plus tard, au terme d’un premier procès – durant lequel il n’a pas le droit à un interprète, ne pouvant s’exprimer que dans un mauvais anglais – Serge Atlaoui est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Le Français fait appel et voit finalement sa peine requalifiée en peine de mort à l’issue de trois procès-fleuves.

Le peloton d’exécution lui est promis. Pour les Occidentaux qui se risquent au trafic de drogue, la justice indonésienne se veut implacable. Serge Atlaoui doit servir d’exemple. S’ensuit un feuilleton judiciaire long de huit années, au cours duquel plusieurs procédures pour tenter de sortir Serge Atlaoui des geôles indonésiennes échouent. Le tout avec une France trop longtemps silencieuse, regrette aujourd’hui sa famille.

 

Serge ATLAOUI : Aujourd’hui 

 

la décision de la Cour suprême de rejeter l’ultime recours pour empêcher la sanction est un coup de massue pour la famille du condamné, originaire de Metz, où des mouvements de soutien pour Serge Atlaoui sont toujours organisés

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a ainsi exprimé sa préoccupation face à cette « menace qui si elle était mise à exécution aurait évidemment des conséquences sur les relations entre ce pays et la France. »

Retrouvez le reportage en cliquant ici 

 

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8 commentaires

  1. Des journalistes qui parte la bas ces pas pour rien l’oseille 2 semaine 9000 euros en plus il savait que la France ne paye pas les kidnappeur ou la prison …….il aurait était en groupe il serait déjà libéré lui seul tout dur bon courage à lui